Le Mobile World Congress, plus grand salon de l’industrie de la téléphonie mobile, s’est déroulé cette semaine à Barcelone. L’occasion d’évoquer un concept nouveau, celui de l’hypermobilité, né de la téléprésence mobile.

Se substituer aux déplacements humains : voilà l’enjeu des télécommunications depuis leur développement. Dans une société toujours en mouvement, difficile pour les technologies de la communication, aussi mobiles soit-elles, de suivre notre rythme effréné d’ « hypercommuniquant » !

En même temps, le défi est de taille : restituer en globalité l’expérience sensorielle d’une véritable rencontre physique, et notamment les messages non-verbaux qui, dit-on, représentent 60% de la communication.

Heureusement, les télécommunications n’ont pas dit leur dernier mot ! Les robots de téléprésence mobile, dont la promesse est d’assurer une véritable immersion dans l’espace distant, ont déjà débarqué dans nos entreprises, nos écoles, nos musées, nos hôpitaux, et même sur la pelouse des stades de foot… Il y a donc fort à parier qu’ils soient déjà sur le chemin de nos foyers.

Comme dans la vie réelle, l’utilisateur, ou plutôt le beameur, aux commandes de son corps robotisé, va se déplacer où il le souhaite, quand il le souhaite, et interagir avec ses interlocuteurs pour assurer avec eux des échanges formels ET informels restituant verbal et non-verbal.

La téléprésence, augmentée par la mobilité, devient alors le dernier degré virtuel avant la véritable présence humaine. Connecté à son robot depuis un ordinateur, une tablette, un smartphone, l’utilisateur se retrouve présent et mobile à deux endroits à la fois : éclot alors la notion d’hypermobilité, née pour réhumaniser l’hypercommunication.

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