Comment réaliser un état des lieux « sans contact » dans la situation sanitaire actuelle ?
Le Covid-19 oblige certains secteurs à expérimenter de nouvelles pratiques et de nouveaux outils pour maintenir leur activité d’une part, et conserver, voire développer le lien avec leurs publics, tout en minimisant les risques de contamination.

C’est le cas de Jean Nallet Construction, dont une partie de l’activité consiste à rénover et réhabiliter des logements à vocations sociales, restant occupés par leurs locataires pendant les travaux, et dont les chantiers ont été retardés en raison du coronavirus. Maxime Lantuejol, stagiaire en dernière année de master en psychologie du travail, a été missionné pour travailler sur l’interaction avec les locataires, dans le but de favoriser les échanges d’informations. Face à la crise, celui-ci s’est enquis d’une solution permettant de poursuivre les chantiers de réhabilitation et notamment, de réaliser les “états des lieux” préliminaires.

“La difficulté avec le COVID-19, c’est que pour réaliser l’état des lieux d’un appartement, le conducteur de travaux doit avoir accès au logements afin de rencontrer le locataire. Il doit d’abord lui expliquer en quoi va consister la réhabilitation de son logement, instaurer avec lui une relation de confiance, et faire remonter des besoins et des informations utiles à la planification du chantier.

Dans ce contexte où la distance est de mise et où les contacts extérieurs doivent être extrêmement limités, il a fallu trouver un moyen de se rendre dans les appartements en préservant les équipes et les locataires. Nous nous sommes donc mis en quête d’une solution qui pourrait permettre d’accéder aux logements, de pouvoir s’y déplacer, les visiter à distance, et d’établir le lien avec le locataire en instaurant avec lui un véritable échange comme si le conducteur de travaux était sur place.

Durant mes études, j’avais entendu parler des robots de téléprésence, utilisés notamment dans le cadre du projet « Robot Lycéen ». J’ai donc soumis l’idée à l’équipe de réhabilitation. Et comme Jean Nallet Construction est une organisation ouverte aux nouvelles pratiques, désireuse d’innover, nous nous sommes immédiatement tournés vers Awabot.

Sur la tête du robot BeamPro, j’ai ajouté une caméra 360° afin d’obtenir une vision globale des pièces. Lorsque j’ai présenté cette solution aux constructeurs de travaux, ils ont été étonnés mais ont bien accueilli le dispositif. La prise en main s’est déroulée sans difficultés : ils ont rapidement compris le pilotage et le fonctionnement global.

Nous avons communiqué avec des affiches au pied des immeubles pour trouver des locataires partants. Les volontaires ont eux aussi été surpris mais ravis et valorisés « d’être les premiers » à expérimenter ce dispositif innovant. Nous leur avons expliqué que le « robot » était surtout un avatar piloté par un humain, le conducteur de travaux, et dénué d’intelligence artificielle.

Malgré quelques soucis de connectivité, cette alternative, surmontée d’une caméra 360°, s’est montrée parfaitement adaptée au contexte et tout à fait transposable à d’autres situations. Pour la visite d’appartement, le modèle Beam+Max aurait aussi pu convenir du fait de son plus petit encombrement. En effet, les appartements sont parfois encombrés, il faut donc se faufiler dans les pièces.

L’objectif global, à savoir conserver cet acte fondateur qu’est le premier état des lieux d’avant travaux, se déplacer à l’intérieur de chaque logement et installer une communication aisée avec chaque locataire, a été atteint. ”

Maxime Lantuejol
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